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Carte postale suédoise: La musique qui vous prend aux tripes.

10 octobre 2005

La musique qui vous prend aux tripes.

Un bouleau aux feuilles jaunes.

Hier après-midi je suis tombé sur une retransmission de la célèbre Last Night of the Proms, clôture du festival éponyme ayant lieu au Royal Albert Hall de Londres (le dimanche, SVT1, la première chaîne publique, diffuse souvent des programmes de la BBC). Musique anglaise au rendez-vous, dont évidemment les ultra célèbres Variations Enigma, Pomp and Circumstance et autre Rule Britannia (oui, ça sent bon la fibre patriotique). Passons.

Quelques réactions du public à la fin du concert, une femme qui dit à la caméra "ça m'a fait vibrer, j'adore la musique qui vous prend par les tripes !". En oubliant la formule quelque peu élégante, je note surtout le sens de l'expression "qui prend par les tripes".

Je connais beaucoup de personnes dont l'appréciation de la musique classique se limite justement à ces airs qui soi-disant "prennent par les tripes". Des exemples ? Je pourrais en citer des tonnes. Carmina Burana. Ainsi parlait Zarathoustra. La Chevauchée des Walkyries. Certains "grands airs" de Verdi. Pomp and Circumstance, donc. La cinquième de Beethoven. La Toccata et fugue en ré mineur de Bach. Et j'en passe...

Tous ces airs me révulsent. Et le pire, c'est que je ne sais pas pourquoi. Peut-être justement parce que chez certaines personnes ils évoquent ce sentiment de puissance, de domination. Cette espèce de communion grégaire qui pousse au fanatisme musical. Cette musique qui se laisse facilement utiliser à des fins politiques ou idéologiques.

Hum, je m'enflamme, là. Bonne nuit.